TÉHÉRAN — Après plusieurs jours de fermeture totale due aux affrontements avec Israël, l’Iran a annoncé ce vendredi la réouverture partielle de son espace aérien aux vols internationaux, à l’exception notable de la capitale, Téhéran, où les aéroports restent inaccessibles.
Une reprise progressive du trafic aérien
Majid Akhavan, porte-parole du ministère iranien des Routes et du Développement urbain, a déclaré que certaines zones situées au centre et à l’ouest du pays sont de nouveau accessibles aux compagnies aériennes étrangères. L’annonce a été relayée par l’agence de presse Fars et reprise par l’agence espagnole EFE.
Cependant, les vols à destination ou au départ de l’aéroport de Mehrabad — visé récemment par une attaque israélienne — ainsi que de l’aéroport international Imam Khomeini, restent suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure concerne principalement la région de Téhéran, toujours considérée comme une zone sensible.
Conflit Iran-Israël : un ciel fermé depuis le 13 juin
L’espace aérien iranien avait été entièrement fermé le 13 juin dernier, suite à une offensive israélienne ciblant plusieurs installations stratégiques, notamment militaires et nucléaires. Cette attaque a marqué le début d’un conflit armé intense entre les deux pays, caractérisé par une série d’échanges de missiles et de drones.
Les États-Unis sont également intervenus dans cette escalade, menant une frappe contre un site iranien lié au développement nucléaire, dimanche dernier. Cette implication internationale a contribué à l’intensification des tensions dans la région.
Une trêve fragile après de lourdes pertes humaines
Malgré l’instauration d’un cessez-le-feu négocié par Washington et entré en vigueur mardi, le bilan humain reste lourd. Selon des sources officielles, le conflit a déjà fait au moins 28 victimes civiles en Israël et 627 morts du côté iranien.
La réouverture partielle de l’espace aérien constitue un premier signe d’apaisement, même si la situation reste instable et sujette à d’éventuelles reprises des hostilités.